• Jul 29, 2024

Quels sont les différents niveaux et types d’autisme ?

  • Mésange

🐡 Étant données les différences parfois immenses entre une personne autiste et une autre, les chercheurs et médecins on tenté d’expliquer ces écarts en mettant en évidence différents types d’autisme. C’est ainsi que vous lirez sur internet des noms comme autisme infantile, autisme de Kanner, autisme asperger, autisme de haut niveau…

🐡 Pourtant, ces différentes catégories sont en train de devenir complètement obsolètes.

🐡 En effet, si l’on regarde bien, absolument tous les autistes répondent à la même Dyade (présentée ici). Les seuls arguments que l’on avait pour séparer les autistes en catégories distinctes étaient leur QI, l’âge d’apparition du langage et bien entendu la sévérité des traits. Donc en fin de compte, il n’y a pas vraiment de catégories distinctes. On parle donc aujourd’hui de troubles du spectre autistique.

🐡 Ceci étant dit, il existe cependant une différence assez notable entre les autistes à « haut niveau de fonctionnement » (ceux qui ont un QI dans la moyenne ou supérieur à la moyenne) et ceux qui cumulent déficience intellectuelle et autisme. En effet les premiers vont avoir généralement bien plus de facilités à s’intégrer dans la société et à devenir autonomes (plus ou moins en fonction des personnes), tandis que les seconds vont dépendre d’un réel accompagnement.

🐡 Et enfin, parlons des différents niveaux d’autisme. Certains CRA (centre ressources autisme) et professionnels attribuent des niveaux aux personnes fraîchement diagnostiquées. Ces niveaux sont déterminés en fonction du niveau d’accompagnement et de soutien que la personne va nécessiter.

🐡 À savoir qu’il est encore aujourd’hui très compliqué de mesurer objectivement la sévérité d’un autisme. En effet, il est parfois difficile de déterminer si une difficulté est liée à un trait autistique « sévère » ou tout simplement à une comorbidité (c’est à dire cumuler l’autisme avec un autre trouble ou une maladie).

🐡 L’intensité des difficultés chez les autistes dépendent aussi fortement de l’environnement dans lequel ils évoluent (ce dernier peut être plus ou moins hostile au fonctionnement de la personne). De cette manière, beaucoup d’autistes vont parfois jusqu’à douter de leur diagnostic quand ils sont chez eux, dans un lieu qu’ils contrôlent, et au contraire vont se sentir complètement handicapés dans une situation sociale prenant place dans un lieu bruyant.

🐡 On parle en détail de cette thématique dans cette vidéo :